Pour correspondre avec les informations que j'ai déjà mises sur ma page Facebook, voici un extrait du livre. J'espère qu'il vous plaira et vous mettra l'eau à la bouche.
Bonne lecture.
"...
Avançant doucement malgré la peur qui me tenaillait l’estomac, je regardais dans les chambres dont toutes
les portes étaient ouvertes. Paradoxalement, alors que deux d’entre elles m’avaient presque roulé dessus, il n’y
avait plus aucune infirmière, comme si les petits vieux étaient
livrés à eux-mêmes.
Dans sa chambre, assis sur son lit juste devant la
porte, un septuagénaire se balançait d’avant en arrière.
C’était le cliché même des films d’horreur et cela me fit presque sourire, mais lorsqu’il releva brusquement la tête, me regardant de ses yeux blancs et que la porte se
referma d’un coup en claquant, mon sourire s’effaça immédiatement
et mon coeur accéléra encore.
Lorsque je repris mes esprits, je tournai la tête pour
fixer mon objectif, la porte avec la croix rouge. C’est là
que je remarquai que tous les vieux s’étaient tournés vers
moi et me fixaient immobiles dans le couloir. Devant et
derrière moi, le couloir était à présent rempli et ils
avançaient doucement. Jamais je n’avais connu un tel sentiment d’oppression
et la peur montait encore en moi. J’aurais voulu cette
fois que ma colère se déchaîne, mais elle resta latente, à
peine un murmure et quoi qu’il arrive inutilisable. J’étais à
leur merci, désarmée, et ils continuaient d’avancer.
Soudain, alors qu’ils étaient presque sur moi et que
mes cris ne les repoussaient en rien, j’entendis le
grincement d’une porte et j’aperçus, au-dessus de tous ces vieux
courbés, June qui s’avançait dans le couloir.
— Ah, June, que je suis contente de te voir !
criais-je.
Aide-moi, je t’en supplie !
Elle tourna la tête vers moi et soudain, son visage se
fit colère comme si elle était possédée par un démon. Elle
se mit à courir vers moi, mais elle courait comme un
mastodonte trop musclé qui essaierait de sprinter et à chacun de ses pas tout le couloir tremblait dans un bruit sourd.
Elle ne venait visiblement pas pour me sauver. Lorsqu’elle
arriva aux premiers décagénaires, elle les bouscula sans
autre avertissement, comme s’ils n’étaient pas là, les envoyant heurter les murs. Ils retombaient inertes sur le sol tandis
qu’elle continuait son avancée vers moi. Instinctivement, je
reculai au fur et à mesure qu’elle s’approchait, mais très
vite, je me retrouvai dans les bras des zombies derrière moi. Ils
m’attirèrent à eux, me faisant tomber en arrière. Au-dessus de moi, je voyais des visages fripés, avides, édentés,
qui me bavaient dessus. L’instant d’après, June était sur moi
et m’agrippait par les épaules.
..."
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